vendredi 29 août 2014

Wool War One : l'Indian Corp



WOOL WAR ONE 

L'Indian Corp 









Bon. 

En août 1914, c'était un peu plus compliqué que prévu la guerre. Les Britanniques étaient embêtés. La retraite de Mons en Belgique avait été un peu catastrophique et il n'y avait plus assez de soldats à envoyer u front. Le temps de remobiliser, on manquait de vivants pour remplacer les morts. 

Il y a un vice-roi, quelque part en Inde qui a trouvé une solution à ce problème bien embêtant. Le Penjab. La solution, c'était Penjab. Ce qu'on allait faire, c'est mobiliser des milliers d'Indiens, leur mettre un uniforme, leur donner un fusil et les envoyer en France. Le vice-roi trouvait cette solution très pratique. Petit un, économiquement, c'était plutôt un bon plan. Petit deux, politiquement, c'était aussi un bon plan. Envoyer les soldats à des milliers de kilomètres du Penjab, ça réduisait les risques de soulèvement militaire dans la région. Pas de militaires, pas de soulèvement militaire. Le vice-roi a trouvé que son plan était vraiment un bon plan. Bon, il n'y avait pas de vêtements chauds pour eux. Mais ça restait un bon plan. 

A New Delhi, les noms des milliers de morts de l'Indian Corp sont gravés sur l'India Gate. 

C'est vraiment grand comme monument.




mardi 26 août 2014

Wool War One : sortie des tranchées


WOOL WAR ONE 

Sortie des tranchées  






Bon. Ben voilà. 

Quasiment on y est. 

De là, quand tout a commencé, à maintenant, quand il ne manque plus que quelques bataillons, quasiment on y est. 

On a quasiment fini la guerre. 

On le savait du départ,c'est infaisable la guerre en jersey. C'est trop triste. Il y a trop de monde. Il y a trop de morts. Il faut trop de casques et de musettes. C'est trop difficile d'en sourire, de la guerre. C'est pas possible. C'est absurde. 


Quatre millions de mailles. 

C'est beaucoup trop. 

Ca voudrait dire que chaque maille, c'est deux morts. C'est vertigineux et ça fait peur. 

Quatre millions de mailles plus tard, dix mille heures plus tard, ça se confirme. C'est absurde, c'est vertigineux et ça fait peur. 

Et on a quasiment fini. 

Dans un petit mois, le temps des dernières vareuses, des derniers godillots, des derniers casques et des dernières musettes, d'un dernier voyage à Lyon, la guerre sera terminée. 

Avant de se mettre à quatre pattes au Musée de La Piscine pour installer tout ça, on va venir à Paris lever un petit coin du voile sur cette affaire. 



L'Association pour l'Histoire des Chemins de Fer - les gens qui nous ont permis d'aller à la rencontre des tricoteurs à Paris, Marseille, Bordeaux, Rennes, Nantes, et bientôt Lyon - nous a invités. 

Donc on ira. 

Le 7 septembre, de 15h à 17h, une cinquantaine de volontaires engagés*, une centaine de mains, cinq cents doigts quoi,  pour coudre, monter, ajuster et terminer un tout petit bout de cette armée de laine absurde. 

 Un tout petit bout de la Wool War sera sur le parvis de la Gare de l'Est de Paris, comme un croquis, une esquisse de ce qu'on a l'intention de mettre en place à La Piscine de Roubaix de décembre à avril. 

Un tout petit bataillon, minuscule, riquiqui, juste pour que vous puissiez vérifier à quel point la guerre, la laine, tout ça est dérisoire. 

Une centaine de vies minuscules en jersey endroit parmi toutes les vies minuscules qu'on a tricotées depuis des mois.

C'est exactement ce qu'on voulait. Depuis le début. 

Tricoter des vies minuscules.

Si. On serait content de vous y voir, qu'on vous montre de quoi on rêvait. 




Du Pain et des Liens 
Parvis de la Gare de l'Est 
Paris 
Dimanche 7 septembre
15h à 17h


* les gens pas en laine qui vont coudre tout ça sont les même gens pas en laine qui ont tricoté les paquetages de la Wool War.  Des gens très fantastiques, vous verrez.

mercredi 13 août 2014

And the Wool War One goes on



And the 

WOOL WAR ONE 

goes on 



Les Spahis. 


Ne pas oublier les Spahis. 

C'est peut-être le plus dur dans cette guerre en laine, n'oublier personne